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14/01/2010 : Toni Musulin en appelle à la Garde des Sceaux
La demande de remise en liberté du convoyeur de fonds accusé d'avoir volé 11,6 millions d'euros en novembre 2009 à Lyon, a été rejetée. Dans son ordonnance, le juge reproche à Toni Musulin un « comportement erratique et des déclarations inconstantes ». Me Hervé Banbanaste, l'avocat de Toni Musulin ajoute que son client « en appelle personnellement à la Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, pour qu'elle donne instruction au parquet pour que la loi soit appliquée ». Il se fonde sur l'article 144-7 du code pénal, selon lequel un « trouble à l'ordre public entraînant une détention provisoire ne peut plus se justifier par le seul retentissement médiatique ». Mis en examen pour « vol et tentative d'escroquerie », Toni Musulin est en détention provisoire depuis le 16 novembre et placé dans le quartier d'isolement à la maison d'arrêt de Lyon-Corbas.
source : www.ladepeche.fr
28/12/2009 : Toni Musulin bientôt libre?
Les avocats du convoyeur de fonds le plus célèbre de France vont déposer, le 5 janvier prochain, une demande de mise en liberté pour leur client, selon Lyon Première.
" Il n'y a aucune raison pour que Toni Musulin soit maintenu en détention " a déclaré Me Hervé Banbanaste, l'un de ses avocats.
Selon Me Banbanaste, son client aurait souhaité se venger de la société Loomis, son employeur.
"Toni Musulin reconnaît le vol avec préméditation des 11,5 millions d'euros qu'il était chargé de convoyer, mais rien ne permet de prouver qu'il avait des complices, ou d'affirmer qu'il est encore en possession des 2,5 millions manquants", expliquent ses avocats, cités Lyon Première.
Tout en ajoutant: " Son casier judiciaire est vierge, et il s'est livré spontanément aux policiers après onze jours de cavale ".
Et donc, pour les avocats, leur client présente "toutes les garanties de représentation" qui permettraient d'obtenir un placement sous contrôle judiciaire, rapporte France Info.
Toni Musulin, 39 ans, est accusé d'avoir volé, le 5 novembre dernier, 11,5 millions d'euros au volant de son fourgon blindé.
Toni Musulin s'est rendu à la police monégasque, le 16 novembre.
Il a été mis en examen pour " vol " et " tentative d'escroquerie ".
Il a été écroué à la prison de Corbas, près de Lyon. Il encourt 3 à 5 ans de prison.
Seuls neuf millions du butin initial ont été retrouvés.
source : lepost.fr
23/12/2009 : Les empreintes de Toni Musulin sur des emballages de billets
Toni Musulin s’est rendu, le 16 novembre dernier à Monaco. Depuis, le convoyeur de fonds soupçonné d’avoir dérobé plus de 11 millions d’euros, dont environ 9 retrouvés dans un box à Lyon, affirme qu’il ne sait pas où se trouve le reste du butin. Soit 2,5 millions d’euros. Mais, selon LeProgrès daté de mercredi, ses empreintes ont été découvertes sur des emballages qui ont contenu justement 2,5 millions d'euros.
Les sacs de billets ont été découverts dans un conteneur à poubelles à Bron, près de Lyon. Et ce dès le lendemain du "casse du siècle", soit le 6 novembre, mais ce point de l’enquête n’avait pas été révélé jusque-là. Les empreintes digitales de Toni Musulin ont précisément été relevées sur des emballages de billets de banque estampillés "banque de France". Ce qui pourrait laisser penser que le convoyeur de fonds a bien manipulé les billets, laisse entendre Le Progrès.
"Je ne suis absolument pas étonné. Il a laissé des empreintes partout, là où il y avait les 2,5 millions d'euros manquants, mais aussi là où il y avait les 9 autres millions. On dit que c'est une preuve, mais, pour moi, ce n'est pas déterminant", a réagi Me Hervé Banbanaste, l’avocat de Tony Musulin.
Le Progrès indique par ailleurs que l’enquête a permis d’établir d’importants manquements dans le respect des normes de sécurité lors du transport de fonds du 5 novembre. "Ça fait des années que les mesures de sécurité n'étaient plus respectées, pour gagner du temps, par rentabilité", affirme un ancien collègue de Toni Musulin, dans les colonnes du quotidien régional. Deux responsables de l'agence Loomis de Lyon, pour laquelle travaillait Toni Musulin, ont été licenciés mi-décembre.
23/12/2009: Les empreintes de Tony Musulin sur des emballages de billets
L'enquête sur les 2,5 millions d'euros qui ont disparu lors du «casse du siècle» perpétré par le convoyeur Toni Musulin vient de connaître une avancée sérieuse. Selon des informations parues dans le Progrès de Lyon les empreintes digitales de Toni Musulin ont été relevées sur des emballages de billets de banque.
Estampillés «banque de France», ces emballages correspondent au montant qui manque à la totalité du butin. Ils ont été trouvés dans une poubelle, près d'un conteneur à bouteilles, à Bron en banlieue lyonnaise dès le lendemain du casse, par un particulier qui a immédiatement prévenu la police.
La thèse selon laquelle Toni Musulin aurait pu mettre ce beau pactole de côté en vue de se constituer une confortable rente à sa sortie de prison est donc relancée.
Dès sa première audition face au juge d'instruction, Toni Musulin avait pourtant soutenu que les 2,5 millions d'euros qui manquaient avaient disparu. De quoi alimenter toutes les rumeurs, insidieusement. Le convoyeur pouvait laisser penser qu'un paquet avait été volé dans le garage où il avait entreposé les 11,6 millions, route de Vienne dans le 8e arrondissement de Lyon. Ou qu'il avait pu être subtilisé dans le fourgon, laissé portes ouvertes, juste après le vol.
La découverte des empreintes constitue un élément décisif dans l'enquête menée par la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire de Lyon, versé au dossier d'instruction du juge Dominique Brault.
Toni Musulin s'est rendu après 11 jours de cavale le 16 novembre à Monaco. Il avait dérobé 11,6 millions d'euros dans le fourgon qu'il convoyait. A ce jour, il manque encore 2,5 millions au butin récupéré par les policiers.
«Pas une preuve» pour l'avocat du convoyeur
«Je ne suis absolument pas étonné. Il a laissé des empreintes partout, là où il y avait les 2,5 millions d'euros manquants, mais aussi là où il y avait les 9 autres millions. On dit que c'est une preuve, mais, pour moi, ce n'est pas déterminant», a réagi son avocat, Maître Hervé Banbanaste.
04/12/2009 : Tony Musulin affirme ne pas savoir où est son butin
Tony Musulin, un convoyeur de fonds parti avec les 11,6 millions d'euros de son fourgon blindé le 5 novembre, assure ne pas savoir où se trouvent les 2,5 millions de son butin qui n'ont pas été retrouvés. Il a expliqué lors d'une audition devant le juge d'instruction qu'il avait laissé tout l'argent dans un box, où ont été retrouvés deux jours après sa fuite seulement 9,1 millions d'euros , a fait savoir son avocat.
"Tony Musulin a dit très simplement au juge d'instruction qu'il reconnaissait les faits, qu'il avait dérobé cette importante cargaison qu'il avait entreposée dans le box. Mais pour le reste, il ne sait rien", a poursuivi Me Hervé Banbanaste. Le convoyeur de fonds d'origine serbe assure avoir transféré les sacs de billets dans le box et ne pas savoir où se trouve la somme manquante. "Il n'a pas pris cette somme", a assuré son avocat.
"Musulin a pris le temps de réfléchir avant de parler" (son avocat)
Tony Musulin s'est spontanément rendu à la police , à Monaco le 16 novembre, au terme d'une fuite de 11 jours, et il est, depuis, en prison. "Au début, il était éreinté par sa cavale, il a pris le temps de réfléchir avant de parler", a expliqué Christophe Cottet-Bretonnier, son autre avocat, pour expliquer le caractère tardif de sa déposition. Me Cottet-Bretonnier conteste les accusations d'escroquerie à l'assurance à l'encontre de Tony Musulin au sujet d'une Ferrari déclarée volée au printemps dernier, et qui lui vaut une mise en examen passible d'une plus lourde peine que le vol.
Mardi matin, une jeune fille de 18 ans qui a porté pendant plusieurs années le nom de Tony Musulin - ce dernier a contesté cette paternité - a été victime d'une tentative d'enlèvement dans une ville de Savoie. Selon le journal Le Progrès qui a révélé l'information jeudi, l'adolescente a été, selon son récit, "ceinturée, frappée à coups de genoux par un homme qui portait des gants en cuir. Et qui lui a lancé : "Je ne savais pas que Tony avait une fille aussi jolie, de toute façon on en veut au pognon de ton père." Au moment où l'agresseur cherchait à l'entraîner vers une voiture noire, une voiture de passage s'est mise à klaxonner. Il a desserré son étreinte, elle en a profité pour s'enfuir. Victime d'hématomes, la jeune fille a été hospitalisée et a subi trois semaines d'incapacité de travail", a rapporté le quotidien régional.
source : le point
03/12/2009 : La fille de Toni Musulin, victime d'une agression ?
Une adolescente de 18 ans, qui serait, selon elle, la fille du désormais célèbre convoyeur de fonds qui a détourné 11,6 millions d'euros (dont 9 millions ont fini par être découverts par les autorités dans un box), a été victime d'une tentative d'enlèvement sur le chemin de son lycée mardi matin en Savoie.
Toni Musulin, fort de son butin de 2,5 millions d'euros resté pour le moment encore introuvable, continue de faire des envieux. Jusqu'à présent, l'homme a suscité l'engouement sur internet, et notamment sur les sites communautaires type Facebook et Twitter, jusqu'à bénéficier de T-shirts à sa gloire. Il a même reçu, depuis la prison où il a été placé en détention provisoire, des demandes en mariage ainsi que "des demandes de flocage de T-shirts à son effigie", selon son avocat. Choses que M. Musulin prenait avec "beaucoup d'humour". Aujourd'hui, c'est à sa présumée fille que l'on s'est attaqué.
"Cette jeune fille a déposé plainte mardi pour une tentative d'enlèvement qui aurait eu lieu le jour même", a déclaré le procureur de la République Jean-Pierre Valensi. Selon le quotidien lyonnais Le Progrès, qui révèle l'information jeudi, l'adolescente a été, selon son récit, "ceinturée, frappée à coups de genoux par un homme qui portait des gants en cuir". L'agresseur lui a lancé "Je ne savais pas que Toni avait une fille aussi jolie, de toute façon on en veut au pognon de ton père". Heureusement pour cette lycéenne de 18 ans, au moment où l'agresseur cherchait à l'entraîner vers une voiture noire, une voiture de passage s'est mise à klaxonner. Surpris, l'homme a brièvement desserré son étreinte, permettant à la jeune fille de s'enfuir. La victime en a été quitte pour un bon nombre d'hématomes. Hospitalisée, elle a subi trois semaines d'incapacité de travail. Elle a ensuite été entendue dans la journée au commissariat de Chambéry. L'enquête a été confiée à la police judiciaire, qui n'a pour le moment pas trouvé de témoin ni d'élément matériel concernant cet enlèvement, selon le procureur Valensi.
L'adolescente "est victime indirectement de toute cette affaire, elle vit dans la peur", a affirmé l'avocat de la victime Me Lalliard au journal Le Progrès. La police semble d'ailleurs prendre très au sérieux cet épisode : elle a conseillé à la victime de quitter pour quelques semaines son lieu de résidence, qui fait l'objet de patrouilles policières. Les enquêteurs ont toutefois l'intention d'interroger la jeune fille une seconde fois "dans les jours qui viennent", pour éclaircir certains points encore obscurs dans cette affaire.
La fille de Toni Musulin ?
La première question qui se pose est de savoir si l'adolescente est bel et bien la fille de l'ancien convoyeur de fonds. L'adolescente s'est en tous cas présentée comme tel. A l'état civil, elle est la fille d'un autre homme. Néanmoins, elle aurait, selon son avocat, porté le nom de M. Musulin pendant huit ans, sans le connaître, avant d'être reconnue par le nouveau compagnon de sa mère. Elle n'aurait découvert l'identité de celui qui pourrait être son père biologique qu'au moment où l'affaire du "casse du siècle" a éclaté au grand jour, et que le nom de Toni Musulin s'est étalé à la une de tous les journaux.
De son côté, l'un des avocats de l'ancien convoyeur, Me Hervé Banbanaste, affirme que "Toni Musulin n'est pas insensible à cette affaire". En effet, il a connu la mère de l'enfant, l'enfant a effectivement porté son nom. Il conteste toutefois cette paternité, même s'il l'a déclaré à son employeur, selon Le Progrès. "Même si des questions se posent quant à la paternité de cette enfant, notre client ne peut que condamner cet acte", a déclaré Me Banbanaste.
L'enquête sur le "casse du siècle" se poursuit
En attendant, Toni Musulin a été entendu mercredi à Lyon par le magistrat instructeur. Soupçonné d'avoir volé 11,6 millions d'euros le 5 novembre dernier à Lyon, il a enfin parlé au juge. Il a affirmé n'avoir volé que les neuf millions d'euros qui ont déjà été retrouvés, selon Me Hervé Banbanaste. L'ancien convoyeur de fonds assure qu'"il n'a jamais vu les deux millions et demi qui sont aujourd'hui recherchés", a précisé l'homme de loi.
Toni Musulin a été mis en examen le 18 novembre pour vol et tentative d'escroquerie et placé en détention provisoire, a déclaré un autre de ses avocats, Christophe Cottet-Bretonnier, devant la presse. "Sa détention peut aller jusqu'à quatre mois", a-t-il ajouté à l'issue de l'audience devant le juge des libertés et de la détention qui s'est tenue à huis clos à la demande de son client.
Les avocats du convoyeur affirment d'ores et déjà que leur client nie les faits de "tentative d'escroquerie" à l'assurance pour le vol passé de sa Ferrari, ainsi que ceux de "vol" pour les 11,6 millions d'euros. Ils contestent par ailleurs les rumeurs selon lesquelles Tony Musulin serait apparenté à la mafia serbe ou qu'il aurait eu des complices .
source: www.francesoir.fr
17/11/2009 : La vidéo du transfert Monaco=> France
16/11/2009 :Celui qui amusait ou faisait rêver une partie des Français s'est donc rendu, lundi, à la police de Monaco. Cela faisait dix jours que le convoyeur de fond, qui s'était enfui de Lyon avec un fourgon blindé contenant 11,6 millions d'euros, était en cavale. Après négociations, la France a obtenu le rapatriement du fugitif, qui devrait se dérouler dans l'après-midi au Jardin exotique, la frontière entre la principauté monégasque et l'Hexagone, a expliqué Xavier Richaud, le procureur de Lyon. Les raisons de sa reddition ne sont pas encore connues, ni même s'il avait avec lui les quelque 2 millions d'euros qui lui restaient. "Le plus important, c'est le fait qu'il se soit rendu", a assuré le magistrat. Paradoxalement, le Français d'origine serbe, âgé de 40 ans, ne risque pas grand chose. "Même en gardant l’argent, il n’encourt que trois ans de prison, soit un an et demi avec les remises de peine. À sa sortie, nul ne pourrait l’inquiéter. L’État pourrait lui réclamer des comptes sur son train de vie. Mais s’il s’installe dans un paradis fiscal, il est tranquille pour longtemps…", a expliqué un policier de haut rang au Figaro.
13/11/ 2009: L'un des collègues de Tony Musulin témoigne Philippe se trouvait avec le braqueur présumé le jour du casse. Il témoigne vendredi dans les colonnes du Progrès. Il explique avoir d’abord cru à une prise d’otage quand il s’est aperçu que le fourgon de la Loomis avait disparu. "Je n’excuse pas ce qu’il a fait, mais je ne lui en veux pas", déclare Philippe, qui dénonce des conditions de travail de plus en plus difficiles.
11/11/2009 : Introuvable pour l’instant, Tony Musulin fait l’objet d’un rembobinage de film Fouiller dans son passé afin de cerner le personnage qui suscite l’admiration de bon nombre de Français. Un coup de chapeau tiré bien bas, pour avoir imaginé et fait, sans violence, ce que parfois les fracassés de la société se voient bien réaliser avant de s’évaporer sous les cocotiers… Mais avant d’être l’acteur principal d’un film à grand succès, comme tout individu lambda, le passé reste le passé… Et le passé récent de Tony Musulin, petit à petit, s’effeuille comme une éphéméride, mais à l’envers : Après les faits que vous savez, le portrait de l’employé modèle a été brossé par son employeur. En remontant dans le temps, on apprend que l’homme a surmonté quelques petits ennuis avant de tourner la scène principale. Puis encore avant, il a été dépeint comme un homme plutôt réservé, puis bizarre. En effet, d’où proviennent les 100 000 euros retirés d’un des ses comptes ? Comment un simple employé pouvait bien se payer des voitures de luxe ? Ensuite, dans la machine à remonter le temps, on le voit très bien à la tête d’une société de location de voitures de luxe dont aucune trace n’a été retrouvée. Bobine des années 2007 : Tony Musulin était propriétaire d'un immeuble au 16 rue Jacquemard à Romans, dont il aurait récupérer les clés du duplex du deuxième étage qu'il ne louait pas. Selon Le Dauphiné Libéré « Les agents immobiliers chargés du dossier SCI Jacquemard depuis février 2008, un an après l'acquisition sont étonnés : « L'immeuble comporte trois niveaux. Seul le rez-de-chaussée est loué à une commerçante. Le studio du premier, et le duplex situé au deuxième étage sont, en revanche, inoccupés depuis deux ans ! ». L’an passé, l’associé de Tony Musulin avait dit à la commerçante qu’il (Musulin ndrl) était parti à l’étranger… En partant du principe que Jacquemart veut dire : Figure qui représente un homme armé, avec un marteau à la main, et qu'on met sur les horloges pour frapper les heures, on se demande bien combien de temps il aura fallu à Tony Musulin pour mettre sur pied ce casse époustouflant et combien de temps faudra-t-il à la police pour lui mettre la main aux collet….. Mais ça, c’est le futur qui nous le dira ou pas !!!
10/11/2009 : L’homme qui valait 11 M € n’en vaut plus que deux. Le magot de Tony Musulin a brutalement fondu. Hier, les enquêteurs ont révélé la découverte d’un peu plus de 9 M € issus du fourgon blindé détourné par le convoyeur jeudi dernier. En guise de tirelire, Tony Musulin avait choisi un box dans un parking souterrain du VIII e arrondissement de Lyon (Rhône), situé route de Vienne, tout près du lieu où il avait abandonné le fourgon vide le jour du vol. La cachette a été découverte samedi matin par les enquêteurs de la DIPJ de Lyon. « Le box contenait 9,105 M € et une fourgonnette Kangoo. Nous l’avons placé sous surveillance, mais personne n’est venu et l’information menaçait de filtrer », a expliqué hier Xavier Richaud, le procureur de la République du Rhône. Ce garage avait été loué par Tony Musulin au mois d’avril, date à laquelle il aurait également fait l’acquisition d’une Ferrari, et le bail de location devait se prolonger jusqu’à la fin de l’année. Quant au Kangoo retrouvé, il avait été loué le mois dernier. A chaque fois Musulin a utilisé les services d’un prête-nom, « qui n’est pas impliqué dans l’affaire », a ajouté Xavier Richaud.
9/11/2009 : L'enquête sur la disparition mystérieuse d'un convoyeur de fonds avec un magot estimé à 11 millions d'euros a sans doute franchi un cap décisif lundi. Selon les informations d'Europe 1, une grande partie de l'argent a été retrouvé dans un garage que Toni Musulin, toujours introuvable, avait loué à Lyon en son nom propre et à visage découvert, quelques semaines avant de disparaître. Le propriétaire du box a reconnu l'homme en fuite. Le procureur de Lyon devrait dévoiler de plus amples détails lors d'une conférence de presse prévue à 13 heures.
Auparavant, les enquêteurs avaient indiqué s'intéresser à la piste d'une fuite vers la Serbie, le pays des ancêtres de Toni Musulin. Pour les policiers, ce n’est encore qu’une hypothèse parmi d’autres mais elle mérite d'être creusée.
Tout d’abord, parce que même si le convoyeur en fuite est originaire de Grenoble, il a toujours de la famille en ex-Yougoslavie, notamment son père. Ensuite, et surtout, parce que Tony Musulin parle très bien la langue, le serbo-croate. Son ex-compagne, qui est restée avec lui pendant onze ans, affirme qu’il appelait régulièrement là-bas et soutenait sans difficulté une longue discussion "en Yougoslave".
Autant de repères qui peuvent aider au cours d’une fuite. D’autant qu'une autre piste concernant une connexion avec des réseaux mafieux de l’Europe de l’Est est aussi à l'étude. Jean-Paul Borelli, délégué régional du syndicat de policiers Alliance, en est d'ailleurs convaincu : "Tony Musulin n’a pas pu agir tout seul, il a forcément agi sur commande".
Des supputations, des déductions, des raisonnements, mais à ce stade, les enquêteurs n’ont pas d’éléments concrets menant vers les Balkans. Pour le moment, aucun avis de recherche international n’a encore été diffusé par Interpol. Mais "on peut penser que Tony Musulin a quitté le territoire français, et on travaille avec toute la zone Schengen, entre autres", indique une source policière.
8/11/2009 : Selon des sources proches de l'enquête sur le vol de 11,6 millions d'euros jeudi à Lyon, le suspect numéro 1 aurait quitté le pays.
La vidéo
Présentation de Tony Musulin
Tony Musulin, 39 ans, 1,80 m, 100 kg, cheveux bruns coupés court, yeux bleus… Le signalement du convoyeur lyonnais d’origine serbe a été largement diffusé en France et à l’étranger.
L'ancienne compagne du convoyeur recherché, tenancière d'un bar à Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon, l'a décrit comme «quelqu'un de très simple et qui en même temps aime les belles choses», samedi sur la chaîne TF1. «Sa vie, c'était le boulot, le sport et rester chez lui le soir» «C'est quelqu'un de très économe qui, même s'il a de l'argent, ne va pas le flamber pour autant. Sa vie, c'était le boulot, le sport et rester chez lui le soir», a ajouté celle qui a vécu onze ans avec Tony Musulin, avant leur séparation il y a un an.
Pour ses collègues de la société de transport de fonds Loomis - le groupe suédois emploie une cinquantaine de convoyeurs sur son site lyonnais -, c’est la stupéfaction. "Il est toujours venu travailler à vélo, sourit l’un d’eux. C’était quelqu’un de plutôt apprécié. Il a dix ans de maison, comme moi, mais je ne suis jamais allé chez lui. Uniquement des relations de travail. On ne lui connaissait pas d’amis dans la boîte. Il était célibataire. Tout ce que je sais, c’est qu’il fréquentait une salle de musculation…"
Préparation du "casse"
Tony Musulin avait visiblement bien préparé son coup. Quand les policiers de la DIPJ de Lyon ont perquisitionné son appartement de Villeurbanne, ils sont tombés sur un logement où le ménage avait été fait et bien fait: pas de draps sur le lit, un réfrigérateur vide, pas le moindre papier qui traîne… Même constat avec ses avoirs bancaires. Tous ses comptes, répartis dans plusieurs établissements, ont été soldés à la fin du mois d’octobre. Près de 100 000 euros au total. Voilà qui fait beaucoup pour un célibataire sans histoires, payé moins de 2 000 euros par mois! Mais les enquêteurs ne sont pas au bout de leurs surprises. "Ce monsieur avait un train de vie surprenant et un goût prononcé pour les voitures de luxe", confirme une source proche de l’enquête. Notamment une Ferrari. Un véhicule qui lui aurait été volé en avril. "Il va falloir qu’on éclaircisse tout ça", précise le procureur de la République de Lyon, Xavier Richaud.
Depuis plusieurs années, Tony Musulin était attaché à une tournée bien particulière. Celle qui passe par la Banque de France. Avec le recul, un détail intrigue ses collègues. Une embrouille, voilà quelques mois avec les deux membres de son équipage habituel. Un prétexte pour s’en débarrasser et faire équipe avec deux "jeunots" qu’il pouvait plus facilement manipuler? La question est dans tous les esprits.
Le Jour "J"
Les professionnels du secteur pointent plusieurs entorses au protocole de sécurité dans la tournée de Tony Musulin de jeudi matin. Il y a d’abord le montant, plus de 11 millions d’euros, alors que le plafond des fonds à transporter dans chaque fourgon se situe normalement à sept. Mais il n’est pas rare que les transporteurs s’accordent quelques libertés. "L’important, explique un policier spécialisé, c’est que ça ne se sache pas à l’extérieur…" Il y a surtout cet arrêt, rue du Vivier, entre la Banque de France et le centre-fort de Loomis. Ses deux collègues, tous deux avec moins d’un an d’ancienneté dans la société, quittent alors le véhicule pour une nouvelle collecte d’argent. "Une aberration, confirme Marc Dobosz, un ancien du comité d’hygiène et de sécurité de la Brinks. Quand on sort de la Banque de France, on file illico au dépôt!" A leur sortie, plus personne. Il est un peu plus de 10 h ce jeudi matin. Le fourgon blindé - dont le téléphone et le système GPS ont été neutralisés - ne sera retrouvé qu’à 12h15, tout près de Vénissieux. Vide…
Musulin a-t-il agi seul? "11,6 millions, c’est-à-dire une quarantaine de 'briquettes' sous plastic thermo-soudé, ça fait quand même beaucoup pour un seul homme", indique une source policière. Selon une source syndicale, le convoyeur était en possession d’un jeu de clés ou de badges électroniques en mesure de déverrouiller toutes les portes d’un fourgon. "Normalement, le chauffeur doit les rendre avant de quitter le centre-fort", poursuit ce syndicaliste. "C’est un des axes de l’enquête", reconnaît une source policière.
Silencieuse toute la journée de vendredi, la société Loomis indiquait en soirée dans un communiqué que "dès l’information d’alerte, nous avons immédiatement engagé un audit afin de nous assurer et de valider que l’ensemble de nos procédures sont respectées. Nous avons également décidé en raison de cet événement exceptionnel de rehausser nos procédures sécuritaires". "Nous tenons à préciser, souligne encore le texte signé par Christian Lerognon, président de Loomis Holding, que Tony Musulin, 'toujours pas retrouvé' à ce jour, était employé depuis dix ans par notre société et n’a fait l’objet d’aucun manquement dans le cadre de sa mission."
L’homme, qui a disparu jeudi entre 10 heures et midi, s’est volatilisé après avoir fait main basse sur 11,6 millions d’euros en billets neufs, tout juste livrés par une succursale lyonnaise de la Banque de France et non répertoriés. Le tout sans coups de feu et sans la moindre violence. Au regard de la loi, il encourt un maximum de trois ans de prison pour vol ou abus de confiance aggravé.
L'enquête
Auteur présumé de ce vol audacieux - une première en France selon le procureur de Lyon -, Tony Musulin est aujourd’hui activement recherché. Mais pour le retrouver, les policiers devront d’abord percer le mystère du convoyeur à la Ferrari… L’homme, qui a disparu jeudi entre 10 heures et midi, s’est volatilisé après avoir fait main basse sur 11,6 millions d’euros en billets neufs, tout juste livrés par une succursale lyonnaise de la Banque de France et non répertoriés. Le tout sans coups de feu et sans la moindre violence. Au regard de la loi, il encourt un maximum de trois ans de prison pour vol ou abus de confiance aggravé.
Accusant plusieurs heures de retard sur le fugitif, les enquêteurs ont procédé à la diffusion massive de sa photo et de son patronyme. «Malheureusement, il y a fort à parier qu'il avait préalablement préparé un véhicule, un axe de fuite et un point de chute pour échapper aux recherches», précise Xavier Richaud. Secrétaire zonal du syndicat de police Alliance, Jean-Paul Borelly estime pour sa part que «le coup a très certainement été réalisé sur ordre et avec d'importantes complicités, peut-être à l'initiative d'une entreprise mafieuse».
Quoi qu'il en soit, l'enquête s'annonce dès à présent d'autant plus difficile que les numéros des billets dérobés jeudi matin n'avaient pas préalablement été consignés par la Banque de France. «Un tel archivage représenterait une tâche énorme, glisse un magistrat , qui précise : généralement, pour les gros transferts de fonds, on se contente de relever les numéros de quelques billets glissés au sein d'une liasse piégée.» S'ils se gardent de chercher à écouler leur butin par de trop gros montants, les voleurs pourraient donc échapper quelque temps aux recherches de la police.